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L'état écologique des eaux de surface

L'état biologique

L'état biologique d'une masse d'eau correspond à la qualité des peuplements vivants qui y vivent. Il vise à évaluer la qualité de la structure et du fonctionnement des écosystèmes aquatiques ; il se mesure en évaluant l'écart à une situation de référence (état non ou très peu perturbé, plus ou moins naturel).
Les peuplements analysés sont les suivants :
  • Les poissons : sont pris en compte les espèces trouvées, leur abondance et leur structure d'âge. La méthode de qualification des peuplements est l'indice poisson rivière, ou IPR. Plus il est proche de 0, moins l'écart à l'état naturel est important ;
  • Les invertébrés aquatiques visibles à l'œil nu (insectes, mollusques, crustacés) : sont pris en compte le nombre d'espèces et leur sensibilité en termes de qualité d'eau. La méthode de qualification est l'Indice Biologique Global Normalisé, ou IBGN. Il s'agit d'une note sur 20 ;
  • Les diatomées (algues microscopiques au squelette siliceux) : est prise en compte la sensibilité des espèces de diatomées retrouvées à la pollution de l'eau. La méthode de qualification est l'Indice Biologique Diatomées, ou IBD. Il s'agit d'une note sur 20 ;
  • Les végétaux supérieurs aquatiques, ou macrophytes : la méthode d'évaluation est en cours de finalisation.
L'état biologique corrrespondra à la valeur la plus pénalisante observée.

L'état physicochimique

L'état physicochimique d'une masse d'eau correspond plus ou moins à l'évaluation de la qualité de l'eau telle qu'on l'entendait avant l'apparition de la DCE (analyse des matières organiques, matières en suspension, nitrates, ammoniac, etc.). La DCE cadre strictement les éléments qui doivent être mesurés, et les seuils qui doivent être employés. Les éléments de qualité concernés sont les suivants

  • Bilan de l'oxygène :
  • Taux d'oxygène dissous (mg/l),
  • Taux de saturation en oxygène (%),
  • Demande biochimique en oxygène pendant 5 jours (DBO5, en mg O2/l),
  • Carbone organique dissous (COD, en mg/l).
  • Température (seuils différents selon que l'on se trouve en contexte salmonicole ou cyprinicole),
  • Nutriments :
  • Orthophosphates (PO43-, mg/l),
  • Phosphore total (mg/l),
  • NH4+ (mg/l),
  • NO2- (mg/l),
  • NO3- (mg/l).
  • Acidification :
  • pH minimum,
  • pH maximum.
  • Salinité : conductivité, chlorures, sulfates (pas de valeurs seuils établies pour le moment).

Pour tous ces éléments de qualité, la valeur à retenir est le centile 90 : il s'agit de la valeur mesurée la plus haute de la série de données après avoir retiré les 10% des valeurs les plus pénalisantes.

L'état physicochimique de la masse d'eau sera définit par la valeur la plus pénalisante observée.

Les polluants spécifiques

Certains polluants spécifiques sont utilisés pour évaluer le bon état écologique. Ces substances sont celles qui sont le plus fréquemment détectées dans les eaux de surface et les sédiments. Elles sont au nombre de 9 :

  • polluants non synthétiques : arsenic, chrome, cuivre, zinc (mesurés dans l'eau, sous forme dissoute),
  • polluants synthétiques, utilisés comme pesticides (5 molécules).

Toutes ces substances ne doivent pas dépasser une valeur seuil spécifique, appelée « norme de qualité environnementale » (NQE). Les valeurs prises en compte sont les moyennes annuelles.
D'autres polluants chimiques sont mesurés dans le cadre de l'évaluation de l'état chimique.

L'état hydromorphologique

L'état hydromorphologique des cours d'eau correspond à son état physique, il prend en compte différents éléments appelés « compartiments » :

  • Les berges et leur végétation,
  • Le lit mineur (fond) du cours d'eau,
  • Les annexes (affluents) et le lit majeurs (abords inondables),
  • La continuité écologique : capacité des espèces aquatiques et des sédiments à circuler,
  • Les débits du cours d'eau et la diversité des écoulements.

Ces éléments sont généralement évalués via un protocole spécifique mis au point par l'ONEMA, le « Réseau d'Expertise des Habitats » (REH). Celui-ci évalue le degré de dégradation de chaque compartiment par rapport à un état naturel, peu modifié.
Cet état hydromorphologique n'est pas pris en compte directement pour l'évaluation du bon état écologique ; il peut en revanche servir de facteur explicatif à une dégradation de l'état biologique. Il est par contre directement pris en compte pour l'évaluation du très bon état écologique (cf. ci-dessous).

Agrégation des éléments de qualité

Pour l'évaluation globale de l'état écologique de la masse d'eau, la règle globale est illustrée dans le schéma suivant.

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